Entre Saint-Gilles et l'Union, c'est l'amour au prix fort : 3 millions d'euros
De maniĂšre trĂšs exceptionnelle, le Conseil communal a Ă©tĂ© convoquĂ© en juillet cette annĂ©e. Nous nous demandions ce qui justifiait cette urgence. Et bien, c’Ă©tait le foot. Non pas la gestion de l’Euro qui touchait Ă sa fin, mais une dĂ©cision d’investir pour mettre aux normes le stade Marien, oĂč joue l’Union Saint-Gilloise. Le passage en division 1B nous ravit, avec tous les supporters du club ! Mais il nĂ©cessite une mise aux normes du stade, Ă 3 millions d’euros. Ce qui fait quand mĂȘme 1500 euros par supporter rĂ©gulier allant au stade ou encore 60 euros par Saint-Gillois (240 euros pour un mĂ©nage de 4 personnesâŠ). Jamais â jamais – la commune de Saint-Gilles n’a investi un tel montant dans une infrastructure ou mĂȘme un espace public (que ce soit crĂšche, Ă©cole, infra sportive ou place publique), sans subventionnement, sur ses propres deniers.
Nous avons interrogĂ© Charles PicquĂ© sur les pistes de financement rĂ©gional, le fait que le Stade n’appartenait pas Ă la Commune mais Ă la Donation royale ou encore les conditions financiĂšres auxquelles le club allait jouir du stade une fois rĂ©novĂ©. A tout cela⊠aucune rĂ©ponse ! On achĂšte un chat dans un sac⊠à 3 millions d’euros.
Alors, oui, l’Union fait partie du patrimoine de notre commune et de notre RĂ©gion. Oui, il est normal que le club soit soutenu par la commune. Mais pas Ă n’importe quel prix. La Commune et le club doivent trouver des solutions alternatives, d’autres investisseurs. L’amour peut rendre aveugle, mais pas au dĂ©triment des capacitĂ©s d’investissement de la commune pour tous les Saint-Gillois. Car, malgrĂ© quelques efforts sur ces derniĂšres annĂ©es, pour ce qui est de la qualitĂ© de beaucoup d’espaces publics et de rues, comme pour le nombre de places dans les crĂšches et les Ă©coles⊠Saint-Gilles est, lĂ , restĂ© en division 3âŠ